Analyse des besoins

Analyse des besoins par le biais d'une enquête

L’enquête menée en 2024 dans les INSA visait à identifier les besoins d’aménagement des salles pédagogiques. Elle abordait principalement quatre dimensions : la modularité des salles (possibilité de créer des sous-espaces), les types de mobilier souhaités, les équipements complémentaires (tableaux, écrans, surfaces d’écriture, dispositifs techniques) et les aménagements plus généraux comme l’isolation phonique, les espaces de détente ou les salles dédiées au travail de groupe. L'enquête souhaitait identifier également les usages pédagogiques souhaités, la possibilité de travailler en sous-groupes, l’autonomie des étudiants dans ces espaces et la perception des besoins prioritaires.

Au total, 1 584 étudiants et 402 enseignants ont répondu au questionnaire. Les effectifs varient selon les sites : Rouen (185 étudiants / 57 enseignants), Strasbourg (356 / 57), Centre-Val de Loire (133 / 12), Lyon (124 / 124), Toulouse (371 / 81) et Rennes (415 / 71). Il n'y a pas eu de réponses de la part de l'INSA Hauts-de-France. Les résultats fournissent aussi le taux de non-réponse par établissement, situé en moyenne à 27 % chez les étudiants et 21 % chez les enseignants.

Ces données ont permis une analyse des attentes et des enjeux pédagogiques liés aux aménagements futurs des salles des établissements INSA.

Les questions de l'enquête

Les principaux résultats

L’enquête révèle une convergence forte entre étudiants et enseignants : tous souhaitent des salles modulaires permettant le travail en sous-groupes avec de nombreuses surfaces d’écriture, mobiles ou murales. La capacité à reconfigurer rapidement l’espace est considérée comme essentielle, tout comme l’isolation phonique entre groupes. Les étudiants expriment plus fortement le besoin de grandes tables pour travailler en mode projet, ainsi que de mobilier ergonomique ou ajustable.

Dans tous les établissements, la qualité technique des salles pose problème : vidéoprojecteurs vieillissants, son faible et manque généralisé de prises électriques et d'une connexion Wi-Fi fiable. Le besoin de rangement est également plébiscité, qu’il s’agisse de stocker du matériel pédagogique, des plans ou des effets personnels. Beaucoup demandent des espaces plus conviviaux (canapés, poufs, zones de détente). Plusieurs commentaires insistent sur l’inclusivité du mobilier et des espaces. Les enseignants demandent des solutions simples, robustes et sobres plutôt que du mobilier « gadget ». Globalement, les priorités sont partagées : des salles fonctionnelles, flexibles, bien équipées techniquement, centrées sur les usages pédagogiques réels.

Quelques spécificités par établissement

Les établissements, dans le cadre de cette enquête, ont montré des besoins partagés, avec quelques nuances locales, en lien avec les aménagements déjà en place.

Rouen insiste sur les besoins en équipements technologiques avancés (3D, réalité virtuelle, hybridation), à la différence des autres INSA, plus sobres.

Strasbourg identifie très fortement un manque de mobilier modulable et de surfaces d’écriture, avec une sensibilité marquée sur les questions d’ergonomie et d’accessibilité (gauchers, handicap).

Centre-Val de Loire se distingue par des attentes plus modestes et met l'accent sur la convivialité et le besoin d’équipements pratiques (micro-ondes, chaises confortables).

Lyon signale des points de vigilance (solutions coûteuses, mobilier fragile) et privilégie la sobriété, la robustesse de l'équipement et la disponibilité de tableaux.

Toulouse met en avant la nécessité de zones acoustiques pour le travail collaboratif et de salles thématiques qui permettent des configurations pédagogiques variées.

Rennes demande surtout de petites cloisons mobiles, plus de modularité et la possibilité de travailler debout.

Dans l’ensemble, les INSA ont identifié les mêmes manques dans les salles actuelles : manque de prises électriques, difficultés de se connecter au réseau Wi-Fi, qualité du matériel audiovisuel déficiente et manque de surfaces d’écriture.

Lors de la phase de conception et de déploiement de chaque projet, des variations par rapport aux besoins initiaux sont perceptibles, soit du fait de décisions stratégiques, comme à l'INSA Toulouse, ou, plus généralement, en faisant des choix orientés en matière de sobriété et de durabilité.